La vérité vraie sur le Cosplay-Placard

Les cosplay-noobs l’adorent et les extrémistes le conspuent : le « cosplay-placard » reste le sujet préféré des trolls sur les forum cosplay de France et de Navarre. S’il se révèle une nécessité absolue dans le cas ou le manque de skills avoisine dangereusement le niveau -20, il est souvent utilisé à outrance par les fans de L les cosplayeurs paresseux débutants n’osant pas se lancer. Revenons un instant sus cette pratique douteuse et posons ensembles les bases d’un débats sains et sans coups de gourdins!

Le cosplay arrive en France au milieu des années 90 et les fans de « mangasse » et dessins animés ne savent pas encore bien s’y prendre pour se créer le costume de leur héro préféré. Ni une ni deux, surmontant les épreuves et leur connaissance zéro du point de croix, ils se bidouillent des déguisements plus ou moins ressemblant grâce aux moyens du bord. Là un peignoirs pour signifier le kimono de Ranma « 1/2″ Saotomé, ici une chemise de nuit représentant la robe d’Athéna. Très vite les limites de la garde-robe se font sentir et les jeunes otakus en manque d’idée se tournent vers leur unique espoir : la machine à coudre (ou leur maman selon les cas). Pourtant, au fil des années, certains irréductibles espèrent encore et toujours passer inaperçu dans le flot des robes à tournure et des méchas en tapis de sol. Indiana Jones, le Joker, Nicky Larson / Ryo Saeba ou même L (le type en tee shirt blanc du manga Death Note) gambadent gaiement dans les allées des conventions françaises, provocants arrêts cardiaques et crises d’apoplexie sur leur passage. Il est néanmoins utile de faire une distinction entre cosplay-placard et cosplay imitant de vrais vête≠÷÷ments!

Nicky Larson/Ryo Saeba à gauche et L de Death Note à droite : deux costumes simplissimes ayant chacun marqués une génération de cosplayer !

Nicky Larson/Ryo Saeba à gauche et L de Death Note à droite : deux costumes simplissimes ayant chacun marqués une génération de cosplayer !

Le vrai cosplay-placard, c’est celui pour lequel le costume se compose de vêtements, parfois longuement recherchés par le cosplayer parfois issus de leur armoire (!), mais portés tel quel ou sans modification notable. Si ce type de costume peut-être très appréciés par les fans d’Å“uvres à la mode notamment grâce à l’aspect « role-play » extrêmement poussé qui l’accompagne , il est impossible à noter lors d’un concours de cosplay où la réalisation du costume compte autant que la prestation.

Dans certains cas les gens confondent cosplay-placard et cosplay de vêtements pouvant exister. C’est souvent le cas pour des tenues de type uniformes scolaires, militaires, tenues de cheerleaders … Ces costumes ont l’air d’avoir été acheté tout fait alors qu’ils sont fait main et ont parfois demandé beaucoup de travail.

Les tenues de ces petillantes cheerleader (on ne dit pas Pompomgirls) ont été prises à tort pour des cosplay-placard, alors qu'elles ont été cousues entièrement par les cosplayeuses qui les portent !

Les tenues de ces petillantes cheerleader (on ne dit pas Pompomgirls) ont été prises à tort pour des cosplay-placard, alors qu'elles ont été cousues entièrement par les cosplayeuses qui les portent !

Cosplayeurs, cosplayeuses, faites attention car Japan Expo et Chibi Japan Expo, par exemple, exigent via le règlement du concours un minimum de 50% du costume fabriqué par le cosplayeur ou ses proches. Pour certains concours il est demandé un minimum de 80% du costume réalisé « Ã  la main ».

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  1. C'est calme ici, pourquoi ne pas être le premier à laisser un commentaire ?